Deux vidéos du making-of et deux extraits de "Shrek 4"
En attendant la sortie en salles le 30 juin 2010, quelques vidéos de "Shrek 4" en avant-première...
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En attendant la sortie en salles le 30 juin 2010, quelques vidéos de "Shrek 4" en avant-première...
Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de "Tournée" de Mathieu Amalric, prix de la mise en scène du Festival de Cannes 2010. Si vous voulez voir le film en avant-première, il sera projeté ce soir à l'UGC Ciné-cité Les Halles, en présence de l'équipe du film. Je vous le recommande.
Cliquez ici pour lire ma critique de "Tournée" de Mathieu Amalric.
Chacun de mes 4 blogs a désormais son compte twitter:
@moodforcinema pour http://www.inthemoodforcinema.com
@moodforcannes pour http://www.inthemoodforcannes.com
@moodforluxe pour http://www.inthemoodforluxe.com
et désormais @moodfdeauville pour http://www.inthemoodfordeauville.com pour que vous puissiez être informés au fur et à mesure de toutes les informations concernant le 36ème Festival du Cinéma Américain de Deauville que vous pourrez bien entendu suivre comme chaque année en direct sur ce blog (malgré la tentation vénitienne, et sauf changement de dernière minute). Nous savons pour l'instant seulement que le festival aura lieu du 3 au 12 et que le jury sera présidé par la comédienne Emmanuelle Béart.
Après un petit ralentissement sur inthemoodforcinema.com, l'actualité va être de retour cette semaine mais d'abord, petit rappel des films actuellement à l'affiche à ne pas manquer. (Cliquez sur les titres des films cités pour accéder à mes critiques)
1. Je commence par "Copie conforme" d'Abbas Kiarostami pour lequel Juliette Binoche a reçu le prix d'interprétation féminine à Cannes, un prix amplement mérité pour ce premier film du cinéaste iranien tourné en Europe.
Comme cette année, je serai à Paris une partie de l'été, en tout cas jusqu'à la fin du Festival Paris Cinéma dont j'aurai le plaisir de faire partie du jury blogueurs avec 6 autres blogueurs, je vous informerai régulièrement de ce que vous pouvez faire à Paris ici et/ou sur In the mood for luxe .
M'intéressant à la fois à la littérature, à la politique et à Saint-Germain-des-Prés je ne pouvais pas ne pas vous parler de l'événement "Un livre un café" à l'occasion duquel le Boulevard Saint-Germain reçoit des auteurs politiques sur le thème "Biographies et Mémoires, ce que les Politiques nous racontent."
Quartier littéraire par excellence, Saint-Germain-des-Prés accueille ainsi pour la cinquième année consécutive l'opération "Un livre - un café "initiée et organisée par la mairie du 6ème arrondissement depuis 2006. 10 auteurs politiques dédicaceront leurs ouvrages dans les célèbres cafés du boulevard. Cette manifestation littéraire est soutenue par un comité de parrainage composé de : Pierre Arditi, Régine Desforges, Jean-François Derec, Gonzague Saint-Bris, Adrien Goetz, René Guitton, et avec le maire du 6ème JEan-Pierre Lecoq et l'adjoint ç la Culture Olivier Passelecq.
L"inauguration aura lieu à 16H place Saint-Germain-des-Prés et les rencontres de 16H30 à 18H30.
Liste des auteurs présents et des lieux où ils seront:
1. François D'Aubert (ndlr: ancien maire de Laval) pour "Colbert, la vertu usurpée" aux Editions Perrin
Le Relais Odéon- 132 Boulevard Saint-Germain
2. Roger Chinaud pour "De Giscard à Sarkozy, dans les coulisses de la Vème", aux éditions de l'Archipel
Le Relais Odéon- 132 Boulevard Saint-Germain
3.Jacques Chirac pour "Mémoires. Chaque pas doit être un but" aux éditions Nil
La Rhumerie - 166 Boulevard Saint-Germain
4. Christine Clerc pour "Un si déchirant amour. De Gaulle et Malraux, aux éditions Nil
Le Café de Flor- 172 Boulevard Saint-Germain
5. François Hollande pour "Droit d'inventaires" aux Editions du Seuil
Le Mabillon- 164 Boulevard Saint-Germain
6.Emmanuel Pierrat pour "Maître de soi", aux éditions Fayard
Le Québec- 45 rue Bonaparte
7. Lionel Jospin pour "Lionel raconte Jospin" aux éditions du Seuil
La Brasserie Lipp- 151 Boulevard Saint-Germain
8. Raphaëlle Bacqué pour "L'enfer de Matignon", aux éditions Albin Michel
Le Bonaparte- 42 rue Bonaparte
9. Jean Lassalle pour "La parole donnée" aux Editions Le Cherche-Midi
Le Café Les Editeurs - 4 Carrefour de l'Odéon
10. Hubert Védrine pour "Le temps des Chimères (200"-2009)", aux éditions Fayard
Le Café des Deux Magots- 6 place SAint-Germain-des-Prés
Liens:
Il y a quelques jours, je vous annonçais ici le jury et les principaux événements du Festival du Film de Cabourg 2010 qui aura lieu du 9 au 13 juin. Je ne sais pas encore si j'y serai mais quoiqu'il en soit je vous recommande vivement ce festival. Vous trouverez plus bas la programmation détaillée des longs métrages dont les films suivants que je vous recommande et dont vous pouvez retrouver les critiques sur inthemoodforcinema.com en cliquant sur leurs titres :
"L'Autre monde" de Gilles Marchand
"L'Arnacoeur" de Pascal Chaumeil
Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar
L'Homme de chevet d'Alain Monne
Le père de mes enfants de Mia Hansen - Løve
Longs-métrages en compétition :
« Le premier qui l'a dit » ( Mine Vaganti ) de Ferzan Ozpetek
« Yo, también » de Álvaro Pastor et Antonio Naharro
Espagne / 2009 / 1h43 / Couleur / VOSTF
« Ce que je veux de plus » de Silvio Soldini
Italie, Suisse / 2010 / 2h / Couleur / VOSTF
« Air Doll" de Hirokazu Kore-eda
Japon / 2009 / 2h06 / Couleur / VOSTF
Un poison violent de Katell Quillévéré
France / 2010 / 1h32 / Couleur
Amore de Luca Guadagnino
Italie / 2009 / 2h / Couleur / VOSTF
Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud
France / 2010 / 1h48 / Couleur
Les amours imaginaires de Xavier Dolan
Canada / 2010 / 1h42 / Couleur / VO
Section Panorama
Insoupçonnable de Gabriel Le Bomin
France / 2010 / 1h35 / Couleur
Je vous aime très beaucoup de Philippe Locquet
France / 2009/ 1h35 / Couleur
La blonde aux seins nus de Manuel Pradal
France / 2009 / 1h40 / Couleur
Petit tailleur de Louis Garrel
France / 2010 / 43mn / Noir & Blanc
Encore un baiser de Gabriele Muccino
Italie, France / 2010 / 2h20 / Couleur / VOSTF
L'autre monde de Gilles Marchand
France, Belgique / 2010 / 1h44 / Couleur
Le nom des gens de Michel Leclerc
France / 2010 / 1h35 / Couleur
Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté
France / 2009 / 1h36 / Couleur
D'amour et d'eau fraîche de Isabelle Czajka
France / 2010 / 2h / Couleur
Trop belle ! de Jim Field Smith
États-Unis / 2010 / 1h44 / Couleur / VOSTF
Ciné-Swann 2010
À la nuit tombante, le vendredi et le samedi soir, les grands succès romantiques de l'année écoulée sont diffusés sur un écran géant (18 mètres au sol par 14 mètres de haut). Le public assiste gracieusement à ces projections, installé dans 400 transats sur la plage/
Vendredi 11 juin
22 H > L'ARNACOEUR de Pascal Chaumeil
France / 2009 / 1h45 / Couleur
00H15 > GAINSBOURG (VIE HÉROIQUE) de Joann Sfar
France / 2010 / 2h10 / Couleur
Samedi 12 juin
22H00 > L'HOMME DE CHEVET de Alain Monne
France / 2009 / 1h33 / Couleur
00H00 > ENSEMBLE, NOUS ALLONS VIVRE UNE TRÈS TRÈS GRANDE HISTOIRE D'AMOUR de Pascal Thomas
France / 2009 / 1h39 / Couleur
Premiers rendez-vous 2010
Pour soutenir les jeunes talents cinématographiques, le palmarès s'est ouvert en 2008 à un nouveau prix récompensant la toute première apparition à l'écran d'une actrice et d'un acteur, dans une production française : un "Premier Rendez-vous" à l'écran, fidèle à la tradition romantique du Festival du Film de Cabourg. Le Prix du Premier Rendez-vous est doté d'une aide au perfectionnement dans le métier d'acteur.
La folle histoire d'amoour de Simon Eskenazy de Jean-Jacques Zilbermann
France / 2009 / 1h30 / Couleur
Le père de mes enfants de Mia Hansen - Løve
France / 2009 / 1h50 / Couleur
J'ai le plaisir de faire la programmation encore pour trois semaines du ciné club du restaurant Les Cinoches avec, au programme, dimanche prochain "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood. La critique ci-dessous et pour en savoir plus sur les cinoches, rendez-vous sur leur site officiel.
L’éphémère peut avoir des accents d’éternité, quatre jours, quelques heures peuvent changer, illuminer et sublimer une vie. Du moins, Francesca Johnson (Meryl Streep) et Robert Kincaid (Clint Eastwood) le croient-il et le spectateur aussi, forcément, inévitablement, après ce voyage bouleversant sur cette route de Madison qui nous emmène bien plus loin que sur ce chemin poussiéreux de l’Iowa. Caroline et son frère Michael Johnson reviennent dans la maison où ils ont grandi pour régler la succession de leur mère, Francesca. Mais quelle idée saugrenue a-t-elle donc eu de vouloir être incinérée et d’exiger de faire jeter ses cendres du pont de Roseman, au lieu d’être enterrée auprès de son défunt mari ? Pour qu’ils sachent enfin qui elle était réellement, pour qu’ils comprennent, elle leur a laissé une longue lettre qui les ramène de nombreuses années en arrière, un été de 1965… un matin d’été de 1965, de ces matins où la chaleur engourdit les pensées, et réveille parfois les regrets. Francesca est seule. Ses enfants et son mari sont partis pour un concours agricole, pour quatre jours, quatre jours qui s’écouleront probablement au rythme hypnotique et routinier de la vie de la ferme sauf qu’un photographe au National Geographic, Robert Kincaid, emprunte la route poussiéreuse pour venir demander son chemin. Sauf que, parfois, quatre jours peuvent devenir éternels.
Sur la route de Madison aurait alors pu être un mélodrame mièvre et sirupeux, à l’image du best-seller de Robert James Waller dont il est l’adaptation. Sur la route de Madison est tout sauf cela. Chaque plan, chaque mot, chaque geste suggèrent l’évidence de l’amour qui éclôt entre les deux personnages. Ils n’auraient pourtant jamais dû se rencontrer : elle a une quarantaine d’années et, des années auparavant, elle a quitté sa ville italienne de Bari et son métier de professeur pour se marier dans l’Iowa et y élever ses enfants. Elle n’a plus bougé depuis. A 50 ans, solitaire, il n’a jamais suivi que ses désirs, parcourant le monde au gré de ses photographies. Leurs chemins respectifs ne prendront pourtant réellement sens que sur cette route de Madison. Ce jour de 1965, ils n’ont plus d’âge, plus de passé, juste cette évidence qui s’impose à eux et à nous, transparaissant dans chaque seconde du film, par le talent du réalisateur Clint Eastwood. Francesca passe une main dans ses cheveux, jette un regard nostalgico-mélancolique vers la fenêtre alors que son mari et ses enfants mangent, sans lui parler, sans la regarder: on entrevoit déjà ses envies d’ailleurs, d’autre chose. Elle semble attendre Robert Kincaid avant même de savoir qu’il existe et qu’il viendra.
Chaque geste, simplement et magnifiquement filmé, est empreint de poésie, de langueur mélancolique, des prémisses de leur passion inéluctable : la touchante maladresse avec laquelle Francesca indique son chemin à Robert; la jambe de Francesca frôlée furtivement par le bras de Robert; la main de Francesca caressant, d'un geste faussement machinal, le col de la chemise de Robert assis, de dos, tandis qu’elle répond au téléphone; la main de Robert qui, sans se retourner, se pose sur la sienne; Francesca qui observe Robert à la dérobée à travers les planches du pont de Roseman, puis quand il se rafraîchit à la fontaine de la cour; et c’est le glissement progressif vers le vertige irrésistible. Les esprits étriqués des habitants renforcent cette impression d’instants volés, sublimés.
Francesca, pourtant, choisira de rester avec son mari très « correct » à côté duquel son existence sommeillait, plutôt que de partir avec cet homme libre qui « préfère le mystère » qui l’a réveillée, révélée, pour ne pas ternir, souiller, ces 4 jours par le remord d’avoir laissé une famille en proie aux ragots. Aussi parce que « les vieux rêves sont de beaux rêves, même s’ils ne se sont pas réalisés ».
Et puis, ils se revoient une dernière fois, un jour de pluie, à travers la vitre embuée de leurs voitures respectives. Francesca attend son mari dans la voiture. Robert est dans la sienne. Il suffirait d’une seconde… Elle hésite. Trop tard, son mari revient dans la voiture et avec lui : la routine, la réalité, la raison. Puis, la voiture de Francesca et de son mari suit celle de Robert. Quelques secondes encore, le temps suspend son vol à nouveau, instant sublimement douloureux. Puis, la voiture s’éloigne. A jamais. Les souvenirs se cristalliseront au son du blues qu’ils écoutaient ensemble, qu’ils continueront à écouter chacun de leur côté, souvenir de ces instants immortels, d’ailleurs immortalisés des années plus tard par un album de photographies intitulé « Four days ». Avant que leurs cendres ne soient réunies à jamais du pont de Roseman. Avant que les enfants de Francesca ne réalisent son immense sacrifice. Et leur passivité. Et la médiocrité de leurs existences. Et leur envie d'exister, à leur tour. Son sacrifice en valait-il la peine ? Son amour aurait-il survécu au remord et au temps ?...
Sans esbroufe, comme si les images s’étaient imposées à lui avec la même évidence que l’amour s’est imposé à ses protagonistes, Clint Eastwood filme simplement, majestueusement, la fugacité de cette évidence. Sans gros plan, sans insistance, avec simplicité, il nous fait croire aux« certitudes qui n’arrivent qu’une fois dans une vie » ou nous renforce dans notre croyance qu’elles peuvent exister, c'est selon. Peu importe quand. Un bel été de 1965 ou à un autre moment. Peu importe où. Dans un village perdu de l’Iowa ou ailleurs. Une sublime certitude. Une magnifique évidence. Celle d’une rencontre intemporelle et éphémère, fugace et éternelle. Un chef d’œuvre d’une poésie sensuelle et envoûtante. A voir absolument.